Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

25 juillet 2022

adultère

On m'avait présenté ce roman comme celui à lire à propos de la dépression, qu'il serait très éclairant.
Malheureusement, je n'y ai vu qu'une histoire d'adultère, ce que je n'apprécie pas particulièrement.
Certes, la narratrice vient d'une famille de femmes avec des problèmes psychiques, mais l'auteure n'a pas réussi à me rendre sensible leur drame.
Et je me serai passé des scènes de sexe.

24 juillet 2022

famille, Etats-Unis

J’ai aimé la première partie de ce roman : celle de l’enfance et l’adolescence difficiles d’Eleanor ; sa vie de jeune femme autrice à succès ; la vie qu’elle se créée dans la vieille ferme qu’elle a choisi.

J’ai aimé ses bonhommes-bouchons fait avec ses enfants, les promenades le long de la rivière pour y déposer les bonhommes au printemps ; sa volonté d’accoucher chez elle de chacun de ses 3 enfants.

Et puis survient le drame, et Eleanor part en vrille, ne sachant que faire de sa colère.

Et à partir de ce moment, les bonhommes-bouchons ont commencé à me peser. Une seconde partie un peu trop noire, sans doute.

Une lecture en demi-teinte, donc, à l’image de la vie avec ses hauts et ses bas.

L’image que je retiendrai :

Celle de crazyland : quand Eleanor pète un câble, elle dit qu’elle fonce à crazyland.

Sophie Chabanel

Seuil

19,00
24 juillet 2022

enquête, théâtre

Je découvre l’enquêtrice Romano et son chat Ruru avec ce quatrième opus. Cela ne m’a pas gêné.

L’action se déroule dans le milieu du théâtre, le meurtre ayant eu lieu sur scène lors d’une représentation.

J’ai aimé Romano et ses adjoints, chacun avec un caractère particulier avec lequel Romano doit composer.

J’ai aimé que l’auteure parle des nouveaux milieux extrémistes féministes, anti-racistes… leur jusqu’au-boutisme frisant parfois la logique, notamment en ce qui concerne le black-face.

Une lecture divertissante qui rend tout le monde suspect.

L’image que je retiendrai :

Pour amadouer Ruru, il faut lui donner ses croquettes.

roman

Grasset

19,50
24 juillet 2022

amour, Espagne

Un roman espagnol lent, en pleine campagne au milieu de nulle part.

Natalia loue une bicoque qui tient à peine debout. Piter, un de ses voisins, tente de se lier d’amitié avec elle.

Ses proches voisins, une famille, ne sont là que les week-ends.

Son propriétaire lui donne un chien apeuré qu’elle tentera d’amadouer. Elle l’appelle Chienlit ( bout de chemise malpropre qui sort par la fente postérieure d’un enfant).

J’ai suivi cette jeune femme un peu perdue qui tente de refaire sa vie au milieu de rien.

Son fameux amour étrange avec un homme taiseux et qui compare les douleurs m’a laissé indifférente.

J’ai aimé l’ambiance étrange qui règne entre les habitants.

Mais je ne suis pas certaine qu’elle me restera en mémoire.

Une citation :

Elle comprend qu’on n’atteint pas sa cible en visant, mais avec insouciance, à travers des oscillations et des détours, presque par hasard.

L’image que je retiendrai :

Celle du toit de Nat qui fuit, prélude à ce fameux amour.

24 juillet 2022

enquête, Tahiti

La Maladie a ravagé l’île de Tahiti : depuis la Covid, beaucoup de commerces ont fermés, les valeurs tahitiennes d’entraide se sont perdues.

Des enfants trainent en ville sans parents, sans repère. Un de ceux-ci tente de voler des objets dans la maison de Maema, mais en faisant du bruit, il se fait repéré.

Lilith tente de nouer le dialogue avec lui, mais cela est difficile.

Au fur et à mesure du récit, nous découvrons que le garçon n’a pas de prénom, sa grand-mère l’appelle tout simplement Toi.

Sa grand-mère qui est atteinte de la lèpre et vit en marge dans la forêt. L’occasion pour l’auteur de nous parler du village des lépreux qui tombe peu à peu à l’abandon.

J’ai trouvé dommage de ne découvrir qu’à la fin du roman le fin mot de l’histoire, sans avoir de pistes données au lecteur.

Mais la fin laisse présager une suite, et c’est tant mieux.

L’image que je retiendrai :

Celle de Maema qui boit de plus en plus de rhum.