Trilogie des ombres / Passage des ombres

Trilogie des ombres / Passage des ombres

Arnaldur Indridason

Anne-Marie Métailié

  • 19 août 2018

    Islande, policier

    Troisième et dernier volet de la "Trilogie des Ombres".

    Le premier se déroulait pendant la Seconde Guerre mondiale uniquement. Le second nous offrait en plus un flash-back. Ce troisième opus nous propose un flash-forward à l’époque actuelle.

    Deux époques se côtoient dans ce roman, mêlant trois générations d’une même famille.

    On y retrouve bien sûr Thorson, mais très peu son partenaire de la police islandaise.

    Sous une sombre affaire de meurtre non élucidé se cache un violeur en série issue de la bonne société.

    J’ai trouvé cette dernière partie moins aboutie. J’aurais aimé en savoir plus sur Flovent et Thorson. Thorson que l’on devinait homosexuel dès le premier volet, ce qui se confirme dans le troisième, mais en coup de vent, au détour d’un paragraphe.

    J’ai trouvé les personnages principaux peu fouillés et le texte plein de redites.

    Je me suis demandée ce que le spiritisme venait faire dans cette histoire, car il n’apporte rien.

    Je quitte cette trilogie un peu déçue.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du personnage de Vigga, la mégère du Passage des Ombres ou habitait l’enquêteur.

    https://alexmotamots.fr/passage-des-ombres-arnaldur-indridason/


  • 13 mai 2018

    Saga islandaise

    Reykjavik n’est pas la capitale la plus lumineuse au monde. Qu’il ait pu y exister un quartier des Ombres, au tournant des années 1940, résume combien cette partie-là de la ville pouvait être déshéritée. De cet assemblage de taudis et de bars à soldats, refuge de laissés-pour compte et de commerces illicites, Arnaldur Indridason a fait le centre de gravité d’une saga policière concentrant tous ses thèmes fétiches.

    En réunissant dans sa trilogie des Ombres un policier du cru et un soldat canadien fils d’Islandais, le romancier soumet sa terre natale à deux regards croisés auxquels rien ne peut échapper. Chacun ouvre les yeux de l’autre sur les conflits de valeurs qui déchirent l’île, poids de traditions rétrogrades contre désir d’une modernité importée, besoins de protection contre envie d’indépendance, attachement à une culture millénaire contre ouverture sur un monde en ébullition.

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