• 4 juin 2021

    Très enrichissant.

    Et si on pouvait retourner dans les années 70 pour y suivre une enquête palpitante ?
    C’est précisément ce que nous propose Casey Cep avec son livre, Les Heures Furieuses.

    Dans les années 70, au cœur de l’Alabama, Harper Lee s’est déplacée pour assister à un procès qui retient l’attention du public : celui de Robert Burns, l’assassin du Révérend Maxwell.
    Il faut reconnaître que ce bon Révérend avait le don de côtoyer les ennuis. Surtout si l’on se fie au nombre de morts suspectes qui se sont accumulées dans son entourage proche...

    Quant à l’avocat chargé de la défense de Burns, c’était auparavant celui de Maxwell, toutes les fois où il a été plus ou moins suspecté dans ces disparitions troublantes.

    Pour l’auteure, l’occasion est trop belle, et elle décide d’enquêter pour comprendre les tenants et les aboutissants de toute cette affaire. Avec l’espoir d’en faire un jour son « De Sang Froid » à elle.
    Et pour y parvenir, elle va effectuer un vrai travail de fourmi.

    Les Heures Furieuses est un récit composé de trois parties : Le Révérend, L’Avocat, et L’Écrivaine.
    Chacune d’elle permettant de faire connaissance avec Harper Lee et les principaux personnages de ce fait divers retentissant, mais également de comprendre l’évolution de cette région des États-Unis, tant au niveau social que démographique ou politique.

    Casey Cep a réalisé un travail assez incroyable, et nous en offre, avec ce premier titre, le formidable résultat.
    Si Les Heures Furieuses peuvent se lire comme un roman, l’intrigue se présente comme une lecture d’enquête. C’est non seulement original, mais surtout particulièrement bien fait.
    En plus du fait divers en lui-même, nous apprenons également beaucoup de choses sur Harper Lee, que ce soit au niveau privé ou professionnel.
    Et c’est passionnant !

    Le Révérend était-il une victime innocente ou un tueur multirécidiviste impuni ?
    De quel bois Maitre Radney est-il réellement fait ?
    Et, surtout, qu’est devenu le manuscrit de Harper Lee retraçant toute cette affaire ?

    Si vous souhaitez partir à la recherches des réponses à ces interrogations, emboîtez le pas de Casey Cep, elle s’occupera de tout le reste.
    456 pages de réel plaisir de lecture !


  • 1 juin 2021

    enquête

    Que dire de ce livre si ce n’est qu’il narre d’abord la vie énigmatique du révérend Willie Maxwell, puis le procès de son meurtrier, et enfin la vie de la romancière Nelle Harper Lee.

    Quel point commun entre toutes ces histoires, me direz-vous.

    Le sous-titre : Sur les traces du manuscrit perdu de Harper Lee. Car, voyez-vous, l’auteure à succès d’un seul best-seller avait trouvé le sujet de son second roman : la vie et l’oeuvre de Willie Maxwell, et le titre était déjà trouvé : Le Révérend. Sauf que….

    L’auteure Casey Cep, dont c’est le premier roman, choisi de nous parler d’abord de l’énigmatique révérend Maxwell, marié 3 fois, dont le frère et la belle-fille, ainsi que ses 2 premières femmes sont morts étrangement dans leur voiture. Point commun : le révérend possédait nombre d’assurances vie sur eux.

    Nous sommes en Alabama, Maxwell est un pasteur noir, le vaudou n’est pas loin, et les langues dans le voisinage vont bon train.

    Et puis, Maxwell a été acquitté de deux de ses supposés crimes (sinon il n’aurait pas pu toucher les assurances vies) par l’avocat qui défendra son meurtrier.

    C’est la seconde partie du roman : la vie et l’oeuvre de Big Tom, avocat redoutable et défenseur à ses heures de la cause noire.

    Enfin, la vie et l’oeuvre de l’auteure Nelle Harper LEE, son amitié depuis l’enfance avec Truman Capote son voisin.

    J’ai aimé que jamais rien ne soit long ou rédhibitoire dans ce livre (même les explications sur l’origine des assurances-vies est passionnante).

    Je ne connaissais rien de la vie de Harper Lee, je peux dire maintenant que j’en connais les grandes lignes.

    L’auteure a même réussi à me rendre intéressant les atermoiement de Lee lors de l’écriture de son second roman qui ne verra jamais le jour.

    J’ai appris ce qu’était le genre du true-crime, qui est né avec De sang-froid de Capote.

    Une lecture passionnante à plus d’un titre qui mêle fraude à l’assurance, mariages, avocat brillant, accidents de voiture, vaudou, Alabama, et New-York des années 60 à 90.

    Un livre riche qui m’a tenu en haleine de bout en bout, et pourtant, ce n’était pas forcément gagné.

    L’auteure fait preuve d’une plume sensible et intelligente, ne prend jamais son lecteur pour un ignorant et m’a tout expliqué de façon historique ce que je devais savoir sans être rébarbative.

    Je vais maintenant tenter de trouver Du silence et des ombres, l’adaptation cinématographique du roman de Harper Lee qui valut à Gregory Peck un Oscar.

    J’ai découvert la ligne Mason-Dixon qui sépare les états du Nord et du Sud.

    Une réussite !

    Une citation :

    les trois domaines principaux du vaudou : la justice, la mort et l’amour. (p.78)

    L’image que je retiendrai :

    Celle des pacaniers et des tartes aux noix de pécan.